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Située à 5 km au N.O de Sparte, Mystràs est une cité dont l’origine remonte au 13ème siècle. Son nom est associé à celui de Guillaume de Villehardouin, prince de Morée, qui, en 1249, pour s’assurer le contrôle de la Laconie, fit construire sur un piton de 621m un magnifique château. Cet édifice était réputé imprenable. Cela n’empêcha pas Michel VIII Paléologue, empereur de Byzance, de capturer Guillaume. Il ne retrouva la liberté que trois ans plus tard an abandonnant entre autre Mystràs. Après de nombreuses tentatives, il ne put récupérer le château au pieds duquel une ville commençait à voir le jour. Entre 1259 et 1460, Mystràs devint la capitale de l’empire byzantin du Péloponèse. |
La forteress²e a été agrandie et fermée par une épaisse muraille qui englobait les demeures seigneuriales ainsi que les maisons des simples habitants. Au 14ème siècle plusieurs monastères se sont élevés au pied du château. Cette photo est celle du chemin qui permet d’atteindre la forteresse dont il ne reste que des ruines. |
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Lorsqu’on aborde la visite de Mystràs par le haut, la première église rencontrée est Ste Sophie (Agia Sophia) construite à l’entrée de la Ville Haute.
| Construite au 14ème siècle, c’était l’église du palais. A l’intérieur, les peintures murales sont remarquables comme cette nativité de la Vierge que l’on trouve dans la chapelle. |
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Hormis les fresques, l’intérieur de de l’église est très sobre. On trouve cependant quelques fragments de décors sculptés comme cette frise sur un pilier. |
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Ces murs en ruines sont ceux du Palais du Despote: un ensemble de bâtiments construits sur une terrasse naturelle. C’était pour l’époque des construction d’habitation ayant une structure élaborée: jusqu’à trois étages et des ouvertures en arc brisé. |
| Le Palais vu ici depuis Ste Sophie est composé de deux ailes disposées en angle droit. L’aile gauche, en cours de restauration, est un bâtiment de trois étages construit au 15ème siècle. Au dernier niveau se trouvait la salle d’audience et de réception dont l’imposante taille (36m de long et 10.5m de haut nécessité pas moins de huit grandes cheminées pour la chauffer. L’aile droite qui date du 13ème s. serait l’oeuvre des premiers gouverneurs byzantins. |
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Toute la colline était couverte de maisons d’habitations. Tour à tour occupée par les turcs, les vénitiens, Mystràs compte 42000 habitants au 17ème s. Elle sera mise à feu et à sang en 1770 par les russes et sa population sera de 8000 habitants au début de 1800. De nouveau pillée par les égyptiens elle sera désertée au profit de Sparte qui vient d’être reconstruite. |
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La porte de Nauplie permettait l’accès à la ville haute. |
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La porte de Monemvassia permet la communication entre la ville basse et la ville haute. |
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En continuant notre visite, nous atteignons le monastère de la Pantassan qui est adossé aux murailles de la ville haute. Il fut fondé en 1428 sous le régime du despotat et il regroupe les différents styles d’architecture religieuse en cours à cette époque.
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L’église est bordée d’un d’un portique qui domine toute la vallée de l’Eurotas. Ce porche se termine à une extrémité par un beffroi à quatre niveaux dont deux sont enterrés. Comme dans tous les monastères que nous avons visités, les chats sont omniprésents et accompagnent les visiteurs à la recherche de quelques friandises. Ceux de la Pantanassa n’ont sans doute pas de problèmes de cholestérol: ils ont la ligne ! |
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C’est le seul monastère habité de Mystràs. Quelques nones vivent du tourisme en vendant de minutieux travaux de broderie |
| L’église d’Evangélistria . |
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L’église St Théodore (13ème) à gauche est la première église du monastère de Vrontothion. Elle se caractérise par sa grande coupole qui surmonte un tambour à 16 pans. Ci-dessus l’église Odigitria (14ème) allie le plan cruciforme à coupoles et le plan basilical.
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Métropole: c’est le monastère le plus bas de Mystràs. La cathédrale orthodoxe Agios Dimitros a été fondée vers 1270. Son ensemble de coupoles bien proportionnées est remarquable. En Grèce, toutes les constructions de cette époque sont réalisées en brique et en pierre comme on peut le voir sur la photo de gauche. cette association n’est pas seulement esthétique mais la brique en raison de sa composition assure un effet tampon lors des secousses sismiques. |
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Si les invasions et dominations successives contribuent à une certaine richesse architecturale, je suppose qu’on doit ensuite aspirer à un peu de souveraineté nationale !!!
Belle série, j’espère que les incendies n’ont pas trop sévi dans le coin…